Rétrospective Martial Raysse 1960 - 2014 - Beaubourg

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Rétrospective Martial Raysse 1960 - 2014 - Beaubourg

Message  Ulysse92 le Mer 10 Sep 2014 - 0:18





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M a r t i a l _ R A Y S S E
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né le 12 février 1936 à Golfe-Juan (Alpes-Maritimes). Il vit et travaille à Issigeac (Dordogne).

Dans sa jeunesse il était vraiment génial

En 1958 il fut un peintre abstrait tout de suite très bien coté...



Ensuite il aimait beaucoup les objets en plastique de notre nouvelle société


Arbres 1959 et 1960
http://myfactory.net/mon-blog/multimedia/


America,America 1968

D'abord cette sculpture de néon,  I love you  I love you  I love you  j'en ai eu une reproduction sur mon bureau de bachelier


un poil de découpage, un coton de maquillage collé, et le tour est joué


Peinture à haute tension, 1965
huile et peinture fluorescente, construction-collage, 162,5 x 97,5 cm

un néon sur une toile...
et tout est transformé


Made in Japan - La grande odalisque 1964
Peinture acrylique, verre, mouche, passementerie en fibre synthétique, sur photographie marouflée sur toile
130 x 97 cm
des bijoux accrochés sur une toile... ne pas oublier la mouche tout en haut!
il s'agit bien entendu d'un extrait de la grande odalisque d'Ingres

Caroline Cros a écrit:En 1963, Raysse s’installe à Los Angeles, qui lui rappelle avec délice l’univers cristallin et hédoniste de la côte d’Azur. Il est alors sollicité par les plus grands musées européens et plusieurs galeries américaines. Son langage pictural est proche de celui des artistes du pop art, notamment de Roy Lichtenstein, qui « regarde et restructure la publicité avec les yeux de Seurat ou de Léger ». Avec cette nouvelle série « Made in Japan », Raysse convoque des icônes de l’histoire de l’art sur le mode du pastiche : Cranach l’Ancien ( Conversation printanière, 1964), Tintoret ( Suzanna, Suzanna, 1964), François Gérard et surtout Ingres, dont cette œuvre est une parfaite illustration. Toujours dans l’esprit d’appropriation et de détournement propre au pop art et au Nouveau Réalisme, ce tableau, réalisé à partir de l’agrandissement d’un cliché dont l’artiste n’a conservé que les contours, perpétue l’apologie de la féminité et de la sensualité à travers un langage devenu plus expressionniste, voire kitsch : « La beauté, c’est le mauvais goût. […] Le mauvais goût, c’est le rêve d’une beauté trop voulue. » Dans certains titres de la série, Raysse est explicite sur son désir de « cinéma », d’images magnifiées par le mouvement – il parle de « martiacolor » – ; il cherche ainsi à modifier l’espace pictural à partir d’un usage non conventionnel de la couleur et de la représentation, n’hésitant pas à convoquer, de temps à autre, une note d’humour et de dérision, comme en témoigne la mouche en plastique fixée sur la partie supérieure de ce tableau.
http://www.centrepompidou.fr/cpv/ressource.action?param.id=FR_R-8aa7a0975232a05e7be3553b79548d5&param.idSource=FR_O-4733ce39c6629b37e74c2ab5b27cb538



La France verte - 1963


Made in Japan -1963
Collage, photographie, huile et bois sur toile.  


Tableau cassé - 1964
et un tableau plié, un!

Sabine Gignoux dans La Croix a écrit:
En 2011, L’Année dernière à Capri, un tableau de Martial Raysse, s’est envolé chez Christie’s pour 4,9 millions d’euros, faisant de lui « l’artiste français vivant le plus cher au monde » (1). Il était temps que le Centre Pompidou lui consacre une rétrospective ! Confiée à Catherine Grenier, ex-directrice adjointe du Musée national d’art moderne, aujourd’hui à la tête de la Fondation Giacometti, l’exposition réunit plus de 200 peintures, sculptures, photographies et films retraçant toute la carrière de l’artiste, âgé de 78 ans. Pourquoi cet hommage si tardif ? En 1970, le plus doué des « pop artistes » français avait choisi de tourner le dos au succès, estimant : « Le pop art, maintenant, c’est le bon goût international, il est à la portée de tous les petits rentiers de la peinture. (…) À fuir. »

Membre de la « bande » des Nouveaux Réalistes

En deux parties égales, l’une jubilatoire et solaire, l’autre sombre et corrosive, l’accrochage du Centre Pompidou donne à voir ce que fut l’ascension de cet autodidacte, porté par l’euphorie des sixties, puis son repli solitaire vers une peinture pétrie de thèmes classiques. Né en 1936 sur la Riviera, non loin de Nice, le jeune Martial y rencontre Yves Klein, Ben, Arman. Et rejoint bientôt, à Paris, toute la bande de ceux que le critique Pierre Restany baptise les « Nouveaux Réalistes », prompts à intégrer dans leur art les produits de la société de consommation.

Ses comparses recyclent des objets usagés ? Raysse préfère les néons et les objets neufs en plastique, jouets aux couleurs acidulées, qu’il assemble en bouquets ou mêle à ses tableaux. « Les Prisunic sont les musées de l’art moderne », déclare-t-il. Il excelle dans les portraits de pin-up, inspirés de la publicité, rehaussant leurs photos agrandies d’aplats orange ou vert pomme, telles les Marilyn ou les Liz d’Andy Warhol.

Une dénonciation de la vanité des apparences

Sauf que les belles Françaises arborent en plus une fleur artificielle ou une houppette en relief. Il va même jusqu’à les exposer dans un vrai coin de plage, avec sable, bouées gonflables et juke-box. Une manière d’inviter le réel dans la peinture ? Oui, mais un réel aussi factice que les vitrines des grands magasins. Derrière la séduction joyeuse de ses portraits-assemblages, Raysse dénonce la vanité des apparences, la mort inéluctable, à l’image de cette mouche en plastique collée sur la femme qu’il aime ( La France verte ).

Les grands nus d’Ingres ou de Cranach, démultipliés par les cartes postales, passent de même à sa moulinette pour ressortir clinquants, colorisés, accessoirisés… Représenté par la galerie Alexander Iolas à New York, l’artiste part en 1963 vivre à Los Angeles et tourne de petits films parodiques, où transparaît son goût du travestissement. Il les intègre parfois à ses peintures, créant un genre inédit de tableaux animés. Plusieurs rétrospectives dans des musées d’Amsterdam, de Bruxelles ou de Prague saluent alors son travail.

Un revirement brutal à partir de Mai 1968


De retour en France pour participer aux événements de Mai 68, Martial Raysse va pourtant, à 32 ans, amorcer un virage radical, comme gagné soudain par une désillusion brutale. Son unique long métrage Le Grand Départ (1972), narrant le voyage désastreux d’une communauté utopique, en témoigne. Il s’isole à la campagne et bricole des œuvres aux accents chamaniques, accroche des babioles ou plumes à des cordelettes comme les colliers attrape-rêves des Indiens, sculpte des champignons hallucinogènes en papier mâché, dessine au pastel sur du papier d’emballage… Délaissant ses modèles photographiques, il peint, dans une palette plus froide et mélancolique, souvent sur de petits formats, des figures inspirées de l’art antique, des scènes empruntées à la religion ou à la mythologie…

À la fin des années 1970, ce retour aux sources classiques est largement incompris. La peinture n’a pas bonne presse en France où domine un art conceptuel. Le dessin un peu raide de Martial Raysse, ses essais de natures mortes ou de grands paysages épiques (Ceux du maquis, 1992), déconcertent ou virent au ratage, telle cette Folie Antoine , plage grouillante de squelettes à la Jérôme Bosch, affublée d’une conquérante Vénus à tête de papier mâché. Destiné à une chapelle du Var, ce triptyque sera refusé à la suite d’une pétition des habitants.

Le peintre, un voyant au sein de ses oeuvres


Pourtant, dans le même temps, Raysse invente une série de toiles remarquables sur le thème du carnaval, comme un clin d’œil au Nice de sa jeunesse. Enfants juchés sur une scène, personnages masqués et filles aguicheuses y incarnent l’éternelle comédie humaine. Un monde de séduction et de tromperie, qui n’est que le revers, au fond, des pin-up d’antan. Dans ces très grands tableaux, des autocitations de ses œuvres voisinent avec la figure de Bacchus ou des allusions bibliques. On y reconnaît parfois le peintre, assis au milieu du tumulte de ses semblables, les yeux fermés comme un voyant, qui nous délivrerait des fables, énigmatiques et fascinantes…
http://www.la-croix.com/Culture/Actualite/A-Beaubourg-le-grand-carnaval-de-Martial-Raysse-2014-06-03-1159990


Souviens-toi de Tahiti - 1963
un de mes tableaux-sculptures préférés


Simple and quiet -1965


Soudain l'été dernier - 1963
des tableaux assemblés


Suzanna, Suzanna - 1964
d'après Tintoret
un petit film est projeté en haut


Japan 1964
malheureusement sous verre, il faut se mettre de côté pour éviter les reflets...

Il fit des installations compliquées avec juke-box et plage

http://cafe-powell.com/2014/05/marial-raysse-retrospective-au-centre-pompidou/


http://aladyinthecity.wordpress.com/2014/08/18/linsaisissable-martial-raysse-au-centre-pompidou/
Raysse-beach 2002-2007
l'oeuvre référence créée pour le Stedelijk Museum d’Amsterdam.


Raysse Beach - 1962 (détail)


Raysse Beach - 1962 (détail)
Dans celle-ci il y a un autoportrait de moi dans le miroir  Cool


A Propos de Newyork en Peinturama, 1965
avec film


Bateau 1967
toile pliée, néon

Il a aussi beaucoup joué avec les néons (bof!)



Il ne manque jamais d'humour  Laughing

Hygiène de la vision, Portrait double 1968



et fait des installations sympas (ici à échelle réduite)




Portrait à géométrie convexe 1964
http://lavisdeconstance.blogspot.fr/2014/08/retrospective-martial-raysse-centre-pompidou.html

il joue avec la video (bof!)

ici je me suis pris en photo moi-même, une fois dans le champ de la caméra

Il fait un film

et puis il arrête de peindre ainsi...
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