Malaxeur à beurre

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Malaxeur à beurre

Message  Ulysse92 le Mer 11 Jan 2012 - 0:16

Malaxeur ou malaxeuse à beurre



Acquis lors d'une vente de cessation d'exploitation agricole



Il n'y a pas d'indication du fabricant. Seulement l'indication Breveté S.G.D.G. dans la pièce métallique qui supporte l'axe.

en France la loi de 1844 stipule que les brevets sont délivrés « sans examen préalable, aux risques et périls des demandeurs, et sans garantie soit de la réalité, de la nouveauté ou du mérite de l’invention, soit de la fidélité ou de l’exactitude de la description ». Des brevets avec les initiales S.G.D.G. (sans garantie du gouvernement) furent délivrés en France jusqu’en 1968.

J'ai rencontré des personnes de mon âge qui se souviennent bien de l'avoir fait fonctionner à la ferme avant d'aller vendre le beurre au marché.

Mais quel âge peut-il avoir? Il faut que j'aille visiter le lactopôle de Laval qui en ont d'identiques.

Le 30 décembre 2012 j'ai eu la réponse par un des petits-enfants : le grand-père l'avait acheté en 1927 quand il est entré dans cette ferme...

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Après avoir enquêté sur Internet et obtenu beaucoup d'informations aux Etats Unis si! si!




Ecrémeuse 1910
http://www.studentsoftheworld.info/visites/MFVM/Etage1g/aff1.php3?Fichier=Malaxeur
Musée de la Ferme et des Vieux Métiers
27480 Bosquentin, France
(à 40 Km de Rouen, 9 Km de Lyons-la-Forêt)


Brocante des Landes - 8 rue Croix des Landes 53940 Saint-Berthevin


Pendant des siècles, la fabrication du beurre se fait par écrémage spontané du lait pendant plus de 24 heures dans un récipient ouvert : pendant ce temps, des fermentations s’opèrent et exposent le produit aux altérations. Denrée périssable, difficile à conserver et à transporter, le beurre reste longtemps cantonné aux productions locales. Sa fraîcheur en fait tout le prix.

Ecrémage éclair

La démocratisation a lieu au XIXe siècle. Grâce à l'écrémeuse centrifugeuse - inventée en 1879 – le lait est écrémé aussitôt après la traite. La durée de l’écrémage est ramenée d’une journée à une heure !
A partir de cette époque on peut produire la crème - et donc le beurre – très frais et en grandes quantités. Avec le développement du chemin de fer - et l'invention des premiers wagons réfrigérants - le beurre gagne toutes les régions de France. En cuisine, il détrône le lard, le saindoux et l'huile.


Pasteur contre les sorciers De 1861 à 1862, Pasteur publie ses travaux réfutant la théorie de la génération spontanée.

La révolution scientifique de Pasteur arrache lait et beurre à la croyance magico-religieuse qui voulait que le lait se transforme en beurre par un phénomène magique. Les travaux de l’époque comparent les beurre de crème douce (centrifugeuse) avec les beurres de crème fermentée (écrémage au repos) et mettent en évidence le rôle des ferments sur le goût du beurre.
Parallèlement, la pasteurisation, également héritée des découvertes de Pasteur, offre une méthode de conservation du lait et de la crème lui garantissant salubrité, qualité et saveur.

Troisième étape: le lavage du beurre
  Il faut enlever le maximum de babeurre pour une meilleure conservation du beurre.
  Pour enlever le reste de babeurre, on malaxe le beurre dans une jatte avec une grande cuiller en bois et un “ribot” (sorte de pilon) tout en le lavant à l’eau claire. Plus tard, le malaxeur permettra de faire le même travail plus rapidement et avec moins de fatigue.



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Jean-Yves BORDIER




Le malaxage, technique datant de la fin du XIXème siècle, servait à assembler et retravailler des beurres de différentes origines. Utilisé autrefois en France, Jean-Yves Bordier l’a remis au goût du jour pour redonner au beurre sa vraie sensualité.

Mylène Sacksick a écrit:“Grâce à un choc thermique et mécanique, le lait est transformé en crème, explique Jean-Yves Bordier. Cette technique traditionnelle de barattage est la seule qui permette d’obtenir un beurre de grande qualité, par opposition au butyrateur, procédé industriel.” Le beurre de baratte arrive ensuite dans l’atelier en motte de 50 kg. Il est travaillé dans un malaxeur.
“En ‘‘pleurant’’, le beurre développe des qualités gustatives, une profondeur et une complexité d’arômes incroyables, une texture soyeuse, magique.” Le temps de malaxage diffère suivant les saisons : vingt-cinq minutes en hiver, contre une quinzaine en été. “Dans les fabrications traditionnelles, il existe en effet une saisonnalité des techniques”, précise le maître beurrier.

Vient le moment du salage au sel fin à 60 microns : “J’ai choisi cette méthode, non pas pour résister à la mode de la fleur de sel, mais tout simplement pour mettre en valeur le goût vrai des pâturages, qui transparaît dans le beurre et se révèle justement grâce à la douceur du sel fin.”

Dernière étape : le façonnage, qui requiert de la part des tapeurs une grande dextérité et une régularité horlogère. D’où l’expression ‘taper le beurre’, pour fabriquer des plaquettes ou confectionner, pour les plus grands Chefs, des beurres portion qui ont chacun leur forme propre et unique.

Résultat de ce travail d’orfèvre : un beurre livré ‘façonné main’ et sur mesure. La Tour d’argent, le Crillon, Guy Savoy, le George V, le Royal Évian, Alain Passard… cet artisan est aujourd’hui le fournisseur officiel des plus grandes tables françaises. Mieux, Jean-Yves Bordier exporte ses beurres traditionnels dans près de 10 pays.
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/restauration/2010-12/Jean-Yves-Bordier-fondu-du-beurre.htm
Jean-Yves Bordier



Certains osent dire que : "La machine, il n'en existe qu'une au monde, elle est de son invention."
alors qu'il dit lui-même : "C'est en 1985, ayant acheté un magasin à Saint-Malo disposant d'un malaxeur pour fabriquer le beurre, que j'ai pris le risque de me lancer dans sa production en suivant, à la lettre, les conseils des services vétérinaires, notamment en matière de suivi microbiologique."


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Et voilà qu'en parlant de cet article aux enfants et à ma femme, en leur montrant la vidéo, ils se souviennent avec délice avoir été acheté dans ce magasin une petite plaquette de beurre, coupée au fil puis battue et mise en forme longuement à la main cat monkey bounce queen ; ça m'apprendra à ne pas être parti en vacances avec eux pour raison de boulot Suspect



à la fin du film on voit utiliser le malaxeur!!!!!
information recueillie auprès du site http://outils-anciens.xooit.fr/t780-La-vache-le-lait-la-creme-le-beurre-le-fromage.htm?start=15 qui lui-même a cité cet article cheers




salage






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malaxeur situé à Saint Nic daté 1930
http://fr.topic-topos.com/malaxeur-a-beurre-saint-nic





Malaxeur restauré exposé dans la salle du conseil municipal de Levet 18340
exposé sur le site http://tracteurs-de-collection.over-blog.com/article-malaxeur-a-beurre-111861262-comments.html



L'exposition permanente «Histoire de beurre», installée au printemps 2009 dans le pôle culturel de la Maison bleue de Spézet, s'enrichit au fil du temps grâce aux documents et objets offerts ou prêtés par des particuliers. Après avoir restauré plusieurs barattes, Youenn LeFur s'est penché sur le cas d'un beau malaxeur à beurre du début du XXe siècle prêté par M.et Mme Sarreau, de Landeleau. Autrefois, seules les grandes fermes possédaient ce type d'ustensile, plutôt utilisé par les marchands de beurre qui l'utilisaient pour chasser le petit-lait, pétrir et rendre le beurre homogène.
Youenn Le Fur a entièrement remis en état le malaxeur à beurre désormais visible dans l'expo permanente.
http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaixregion/spezet/patrimoine-un-malaxeur-a-beurre-restaure-17-10-2009-613329.php#


Malaxeur à beurre 19ème siècle
Champlitte ; musée départemental Albert Demard, 2006
Base de données Joconde
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=DENO&VALUE_98=malaxeur%20%E0%20beurre&DOM=All&REL_SPECIFIC=3






magnifique photo de Julien G prise au Musée du Fromage à Chaource
http://coins-du-monde.over-blog.com/article-photos-en-vrac-le-beurre-et-l-argent-du-beurre-108617431.html

Musée du Fromage à Chaource, dans le sud de l'Aube (10), à 30 km au sud de Troyes, en Champagne méridionale.
http://www.cafes-couleurs-thes.com/blog/actualites/


Musée de Normandie à Caen
http://givernews.com/?2007/02/26/322-le-musee-de-normandie-a-caen




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Sur un site où on demande le prix d'un objet, un soi-disant expert répond :

Michel Doussy a écrit:
5) Le malaxeur à beurre. Cet appareil était bien utile pour extirper de la motte de beurre la dernière goutte de petit lait, avant de le mouler dans des formes en bois plus ou moins naïvement ornées de motifs en creux et champêtres, vaches, fleurettes, etc. A ce folklore rural, répond votre malaxeur qui est de type manufacturé, et d’un rendement convenant à l’exploitation laitière relativement importante. Nous pensons qu’il pouvait traiter entre 8 et 10 kg de beurre. Aujourd’hui, ce matériel est pratiquement obsolète, et par ailleurs n’appartient même pas à un art populaire qui le valoriserait. Dommage, il reste un témoignage assez pittoresque.

Donnons lui la valeur qui figure dans les tarifs des catalogues de Manufrance anciens, soit 400 à 500 euros.

J'ai trouvé un catalogie MANUFRANCE de 1900 en pdf. Dedans il n'y a aucun instrument de ce genre mais des vélos, des fusils, des pièges, des nasses....

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DÉLAITAGE ET MALAXAGE. - Le beurre, auquel on a eu grand soin de conserver son grain, contient encore du petit-lait interposé, qui, s'il n'est pas expulsé complètement, détermine un rancissement rapide du beurre. Le beurre doit alors être pétri, et ce pétrissage s'exécutera dans des sébilles ou des auges en bois ; nous réprouvons le pétrissage aux mains nues parce que, malgré tout, il y a là quelque chose de répugnant dans la fabrication d'un produit alimentaire, consommé souvent sans la purification du feu, mais on peut très bien le faire avec des mains munies de gants de toile ou de caoutchouc.
Le mieux est encore de se servir de cuillers ou de spatules de bois compacte. Il faut, dans cette opération, presser le beurre, le comprimer ou le battre, mais ne pas le frotter parce qu'on en détruirait le grain et l'aspect appétissant. Il faut, pour que cette opération soit satisfaisante, que le beurre ne soit ni trop dur ni trop mou, une température de 13° environ est celle qui est préférable ; à une température plus basse, le beurre est trop sec et trop dur ; à une température plus élevée il devient visqueux, poissant, et c'est beaucoup pour cette raison que nous désapprouvons le travail à la main nue.
Le délaitage sera arrêté momentanément si la température s'élevait trop ; il faut dans ce cas laisser le beurre se reposer pendant quelque temps dans un endroit frais et aéré ; il se raffermit, et on peut reprendre l'opération interrompue.
Pour que le beurre ne colle pas dans cette manipulation, on aura soin de passer tous les ustensiles à l'eau très-fraîche avant de commencer, et même de temps à autre pendant le travail.
REMARQUES. - Nous conseillons expressément de fabriquer du beurre non salé, frais ; mais cependant, s'il pouvait être utile, pour une cause quelconque, d'y ajouter du sel, il faut savoir que c'est à ce moment de l'opération que cette addition doit être effectuée. Le sel remplit deux buts différents, par son avidité pour l'eau, il favorise le délaitage ; par son action antiseptique, il prolonge la conservation du beurre.
Par conséquent, pour du beurre fin, bien délaité et consommé rapidement, l'addition de sel est inutile. On n'ajoute pas de sel, par exemple, dans ces beurres si fins, si délicats, que l'on prépare avec la première pellicule de crème qui monte dans les premières heures du repos.
Cette préparation est toujours préférable, mais cependant, on ajoute assez souvent un peu de sel surtout pour que le beurre se conserve plus longtemps.
Le sel ajouté doit être pur, blanc et sec. S'il est humide, on devra le sécher d'abord à feu doux dans une marmite très-propre.
On ne devrait pas en employer plus de 1 ou 2 pour cent au plus, malheureusement on est assez disposé à forcer la dose à cause d'avantages assez faciles à saisir. Le délaitage se fait mieux et avec moins de travail d'abord, et ensuite le sel compte dans le poids total, et c'est autant de gagné.
Le colorant est quelquefois nécessaire, du beurre trop blanc a l'apparence de graisse et cet aspect est désagréable à l'oeil ; il faut choisir avec soin son colorant, il est toujours préférable de l'acheter tout préparé dans les bonnes maisons ; on peut l'ajouter avant le barattage, dans le baratte même, ou au pétrissage, dans des proportions, par kilogramme de beurre, que la pratique seule peut indiquer. Cette proportion est variable suivant les saisons, la température, etc...
MALAXAGE. - Les opérations qu'il reste maintenant à faire subir au beurre n'offrent aucune difficulté. Après un repos d'une ou deux heures dans un endroit frais, on malaxe de nouveau le beurre produit pour lui donner tout l'homogénéité désirable ; nous recommandons pour cette opération les malaxeurs à main ou les plus petits modèles des malaxeurs rotatifs. Le malaxeur doit être, comme les autres ustensiles, lavé avant l'opération avec de l'eau très-fraîche.

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Informations provenant des pays parlant anglais : Angleterre, Etats Unis, Australie...




LUCAS DAWE ULTRASONICS :

http://www.fao.org/Wairdocs/X5434E/x5434e0i.htm
Concord Road
Western Avenue
LONDON

Hartmann Antiques:

http://www.hartmannantiques.com/product_results.asp?prodType=Coffee
Butter Worker
1033 Hoagerburgh Rd.
Wallkill, NewYork

Primitives and Colonials :
http://www.simplycountryny.com/catalog.php

Circa 1870 - Found in Downeast Maine



DOUG and Linda's Dairy Antique Site :

http://dairyantiques.com/Butter_Workers___Molds.html

Musée américain










Et même en AUSTRALIE (Tasmanie)







The Market Place of Middlebury (Indiana, USA) : 695$
http://themarketplaceofmiddlebury.com/category.php?category=Antiques



Voilà ce qu'on utilisait pour battre le beurre quand on n'avait pas cette machine


Dernière édition par Ulysse92 le Dim 6 Jan 2013 - 12:27, édité 20 fois
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Malaxeuse à beurre ou Lave-beurre

Message  Ulysse92 le Sam 14 Jan 2012 - 15:37


Le malaxeur s'emploie après le barattage...


Lave-beurre
http://art-populaire.fr/divers?page=37
chez Art populaire

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http://philippefournier.fr/phototheque/main.php?g2_view=core.DownloadItem&g2_itemId=35895&g2_serialNumber=24

Cliquez sur => Musée du fromage StMarcellin (Isère)

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En vente chez Au fer et à mesure pour 950€


gros plan sur la plaque


Autre modèle manuel vendu 380€

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baratte Malaxeur Garin

En vente en décembre 2012 sur "le bon coin", du plus cher au moins cher!...





Prix : 2 500 €
Ville : Pencran
Code postal : 29800

http://www.leboncoin.fr/collection/397245276.htm




avec la même plaque que celle du dessus, mais pas au même prix

Prix : 300 €
Ville : Chalindrey
Code postal : 52600
http://www.leboncoin.fr/decoration/396593845.htm?ca=12_s


Prix : 120 €
Ville : Auxi-le-Château
Code postal : 62390
http://www.leboncoin.fr/bricolage/390774935.htm?ca=17_s



Prix : 90 €
Ville : Montcornet
Code postal : 02340
Description : ancienne baratte malaxeur à beurre de type Perfection fabriquée par Garin à Cambrai ; numéro modèle 88 ; contenance 150l ; très bon état ; pour déco transformation en bar ou autre ou utilisation conventionnelle.
http://www.leboncoin.fr/decoration/241022800.htm




Toujours sur le bon coin un autre type de malaxeur...





Prix : 220 €
Ville : Nangis
Code postal : 77370

encombrement coté Cde 105 cm, diam plateau 70 cm,
hauteur 90 cm. Poids 150 Kg Environ
http://www.leboncoin.fr/decoration/287938056.htm?ca=17_s


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Divers fabricants

Message  Ulysse92 le Jeu 20 Déc 2012 - 20:31

En visitant le Lactopôle de Laval


malaxeur à beurre 1950 - Laval (lactopôle) fabriqué par Simon frères à Cherbourg

Wikipedia sur Cherbourg a écrit: l'entreprise doyenne de la ville, Simon frères, fondée en 1856, passée d'atelier de mécanique à fabricant de machines agricoles à vapeur puis agroalimentaires en un demi siècle. Fabriquant des canons en 1870 et 1939, l'entreprise devient leader mondial pour les barattes et malaxeurs pour beurre industriel

1897. Médaille d'Or et Prime de 100 fr. Concours officiel de Rennes, pour barattes et malaxeurs.
1897. 2 Premiers Prix et Prime de 100 fr. Concours spécial de Saujon, pour barattes et malaxeurs.
http://www.normannia.info/pdf/simonfreres1904b.pdf



http://www.inrp.fr/numerisations/revue-de-l-enseignement-primaire/Fascicules/1901/INRP_REP_19010602_FA.pdf





malaxeur à beurre - Laval (lactopôle)


Au Lactopôle une vache, une baratte et un malaxeur à beurre
Cliquez ici => Lactopôle de Laval



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Historique de Simon SAS

Crée en 1856 sous le nom de « SIMON JEUNE » par Laurent SIMON, la Société spécialisée dans la réparation de bateaux et de moulins hydrauliques se tourne très rapidement vers la construction de machines pour l’agriculture.

Devenue « SIMON et ses fils » en 1886, elle se transforme en « SIMON Frères » en 1896 et s’installe sur le site actuel à partir de 1906 où furent fabriqués des milliers de broyeurs à pommes, pressoirs, presses continues hydrauliques pour le cidre et le vin, fouloirs à vendanges, etc…

Dès la fondation des premières coopératives laitières en 1890, la Société s’intéresse à la fabrication du beurre au stade industriel en créant les barattes industrielles, les malaxeurs à beurre, les moules continus pour l’équipement de cette nouvelle industrie.


à gauche on voit le malaxeur tel que j'en ai acheté un et à côté un malaxeur comme en utilise Jean-Yves Bordier

http://www.simon-sas.com/historique.php




Autre fabricant : malaxeur système Chapellier du Mans, cité en 1900
http://www.normannia.info/cgi-bin/aurweb.exe/normannia/voirdoc?tex=malaxeur&aur_offset_rec=1&AUR_FILE=../web/document/duval1900.html


Journal de l'Agriculture - 1871 a écrit:

Les études patientes de Fleischmann et les œuvres de tant d'autres savants que nous ne saurions tous citer, sont venus successivement éclairer les points les plus importants de cette industrie de la laiterie. On a appris à connaître le rôle si important et si multiple de ces petits êtres répandus à profusion dans l'atmosphère et à distinguer ceux qui étaient utiles et ceux qui étaient nuisibles; on a isolé ces petits organismes et, par de curieuses éducations, par des cultures, on est parvenu à les posséder et à les reproduire à volonté.

Il a été possible alors de connaître les conditions favorables à leur développement, et c'est encore notre grand savant Pasteur qui a montré que l'on pouvait disposer d'un terrain vierge pour les cultures, en stérilisant le milieu par la chaleur. Ces petits organismes se développent alors plus sûrement après l'ensemencement, ils sont dans ce terrain pur, seuls à vivre et débarrassés par conséquent des luttes qu'ils auraient eu à soutenir contre les myriades de microbes que l'on rencontre partout.

C'est surtout la fabrication des fromages qui a bénéficié de ces observations ; à l'heure actuelle, elle est devenue scientifique, presque certaine dans ses résultats.

Puis les ingénieurs à leur tour ont apporté à l'industrie nouvelle, leur contingent de travail et d'efforts. C'est principalement la fabrication du beurre qui a progressé, grâce aux perfectionnements de l'outillage mécanique. La découverte et l'application de l'écrémage centrifuge ont fait surgir une intéressante industrie redevable de son existence à des savants tels que de Mastaing en France, Lefeldt en Allemagne, de Laval en Suède. Les constructeurs ont travaillé de leur côté,
et nous décrirons plus tard avec les éloges qu'elles méritent les machines de Burmeister et Wain en Danemark et les appareils de nos mécaniciens français Hignette, Pilter, Simon et ses fils, Chapellier, etc.

...


La plus importante modification apportée à la baratte normande a été imaginée par un constructeur français, Chapellier. Il a eu l'excellente idée d'augmenter l'intensité de l'agitation en employant des tonneaux prismatiques. Ses appareils, toujours exécutés avec les plus grands soins, donnent de très bons résultats pratiques et sont aujourd'hui très appréciés dans l'industrie laitière.


...


Malaxage proprement dit, — Après un repos plus ou moins prolongé, suivant les saisons, repos pendant lequel le beurre s'est raffermi et a pris du corps, on procède au malaxage proprement dit. Cette opération a pour but d'expulser les dernières portions de liquide laiteux.




Les malaxeurs qui servent à la pratiquer consistent en rouleaux cannelés que l'on fait tourner au-dessus du beurre placé sur une table en même temps que l'on exerce sur le rouleau une pression assez énergique.

Le rouleau cannelé étend le beurre et donne ainsi une surface de sortie plus grande, une issue plus facile au babeurre emprisonné.

On construit pour les petites exploitations des malaxeurs manœuvres à la main par un mouvement alternatif de va-et-vient; la table sur laquelle est placé le beurre est maintenue légèrement inclinée pour favoriser l'écoulement du liquide, et la fermière juge elle-même suivant la couleur et la quantité du liquide expulsé, s'il convient de continuer ou d'arrêter le pétrissage.

Les appareils mécaniques destinés aux laiteries de plus grande importance consistent en principe en une table ronde, façonnée en cône très aplati afin que chaque génératrice soit légèrement inclinée sur l'horizon pour faciliter, grâce à la pente, l'écoulement du liquide extrait par la pression.

La table est animée d'un lent mouvement de rotation autour de l'axe du cône qui est vertical, et au-dessus de la table à une faible distance se meut le rouleau cannelé qui doit effectuer la pression. Ce rouleau est légèrement conique, son angle au sommet est complémentaire de celui du cône de la table.

Les mouvements de ces deux organes sont combinés de telle sorte» qu'un point du cône parcoure le même chemin que le point correspondant de la table. Il importe en tout cas que ces deux vitesses rectilignes soient peu différentes, afin de ne pas être exposé à étirer le beurre et à briser son grain.

Dans tous les malaxeurs le cône et la table se commandent mutuellement par l'intermédiaire d'engrenages; on est certain par cette combinaison de conserver constant et fixe le rapport des deux vitesses. Les constructeurs se sont efforcés de disposer ces appareils d'une façon assez simple, car le prix en doit rester peu élevé.

Dans le malaxeur de Pilter, la table porte elle-même son engrenage; elle est établie sur un bâti en fonte qui porte des dents engrenant avec le pignon du cône cannelé; c'est une des combinaisons les plus économiques.




L'appareil prend peu de force et l'engrenage est établi assez solidement pour que la rupture de la couronne soit peu à redouter.

M. Chapellier, dans des malaxeurs dont la construction est des plus soignées, établit la commande de la table par intermédiaire d'une chaîne de Vaucanson. Cette commande assez flexible a permis de disposer d'une façon très simple une vis de réglage au moyen de laquelle on peut monter ou abaisser la table de quelques centimètres au besoin.

On peut donc à volonté faire varier la distance de la table au cône et établir cette distance suivant la quantité de beurre à travailler; cet important perfectionnement existe du reste maintenant dans tous les malaxeurs.



MM. Simon et fils, de Cherbourg, commandent la table et le cône par deux engrenages hélicoïdaux dont les axes sont perpendiculaires.

L'un de ces engrenages est fixé sur l'axe de la table et il est entraîné par l'autre engrenage fixé sur l'axe du pignon.

Cette disposition très simple est également bonne dans la pratique : le mécanisme est de faible volume et l'on peut le renfermer dans une petite boîte métallique, de telle sorte que l'on n'a plus aucunement à redouter les projections d'huile noircie ou de cambouis qui produiraient sur le beurre des taches noirâtres ou des colorations désagréables.


Cônes et rouleaux doivent être pour ces appareils construits avec très grand soin; il ne faut y employer que des bois compacts et de premier choix, tels que le chêne ou le hêtre, depuis longtemps abattus et desséchés, caries moindres jeux qui se produiraient dans les planches de la table laisseraient des intervalles vides qui se rempliraient de lait et seraient ensuite très difficiles à nettoyer et à débarrasser de leur mauvaise odeur. Le malaxeur d'une laiterie doit du reste toujours être entretenu avec le souci de la plus méticuleuse propreté; il faut le laver avant et après chaque opération, d'abord à l'eau chaude et ensuite à l'eau très froide, et conserver les organes toujours...

http://archive.org/stream/lesindustriesdu00lezgoog#page/n321/mode/2up



reproduction numérisée du catalogue Pilter 1898
à acheter ici http://www.vieuxoutilsdejardin.fr/catalogue-pilter-notice-ebook.html


LES INDUSTRIES DU LAIT Par R. LEZÉ - 1891 a écrit:

CONCOURS RÉGIONAL DE CAEN.

5ème Catégorie. — Appareils pour le délaitement, le pétrissage du beurre, etc.
— 1ère Sous-Catégorie. — Malaxeurs.
1er prix, médaille d'or, M. Pilter;
2nd, médaille d'argent, M. Chapellier, à Ernée (Mayenne).

— 2ème Sous-Catégorie. — Appareils divers.
2ème prix, médaille d'argent, M. Pilter.

http://www.archive.org/stream/lesindustriesdu00lezgoog/lesindustriesdu00lezgoog_djvu.txt


catalogue en vente ici http://cgi.ebay.fr/ERNEE-53-BARATTE-V-CHAPELLIER-en-1880-/400366246362?pt=FR_JG_Collections_Lettres&hash=item5d37b019da

Bulletin archéologique de l'Association bretonne - 1899 a écrit:La maison veuve Chapellier de la Mayenne avait une très belle collection d'instruments de laiterie. J'ai surtout apprécié sa baratte thermométrique, ses malaxeurs plats et rotatifs, plus un réfrigérant pour le lait d'une combinaison simple et pratique. Tous ces appareils, bien construits et bien compris, sont cependant encore bien peu employés dans nos fermes.

http://www.archive.org/stream/annales10loirgoog/annales10loirgoog_djvu.txt


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Larousse Agricole 1921












Différents types de malaxeurs
http://biblio.rsp.free.fr/LA/M1.pdf

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Simon Frères fabrique toujours des malaxeurs à beurre

Message  Ulysse92 le Mer 4 Mar 2015 - 18:18

Un nouveau musée montre une vieille version de  malaxeur à beurre ou malaxeuse à beurre ou laveuse à beurre


Simon frères existe toujours! Même s'ils ont rénové leur logo


et se se sont un poil déplacés
Actualités Simon Frères a écrit:Notre société a changé de site depuis le 11 mars 2013, ceci dans l’objectif de poursuivre l’optimisation de notre outil de production.
Notre nouvelle adresse est maintenant : SIMON SAS – « Atelier Composite » - Base Navale de Cherbourg – BP 540 – 50105 CHERBOURG OCTEVILLE CEDEX
Nos lignes téléphoniques restent inchangées.

http://www.simon-sas.com


Simon frères - Malaxeur MLX100

Actualités Simon Frères a écrit:Cette nouvelle machine a été conçue pour les ateliers de remalaxage de beurre de petite capacité. L’objectif est de remalaxer le beurre en bloc de 25 kg à température positive pour lui donner une excellente texture afin de permettre son conditionnement dans les meilleures conditions. Il est possible d’ajouter des ingrédients pulvérulents ou liquides et d’obtenir une texture parfaitement homogène. Chaque batch produit 100 kg de beurre qui peut être basculé directement dans la trémie de la machine de conditionnement ou dans un bac à beurre.

http://www.simon-sas.com/actualites.php?pcsd=3_1_0_1

Il s'agit de seulement malaxer le beurre pas de le laver pour en enlever le petit lait...



En examinant le site et l'historique je lis
Historique Simon frères a écrit:Le rachat de la Société SEILA en 1954 marque le début de la nouvelle machine à beurre en continu qui va révolutionner l’industrie laitière : la CONTIMAB.


Or sur la photo où l'on voit une machine comme celle que j'ai (en bas à gauche) on voit Seila (panneau en haut à droite), donc la photo date de 1954 ou après... donc ces machines se sont fabriquées encore à cette époque et me sont donc contemporaines Shocked
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Ulysse92
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Re: Malaxeur à beurre

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