Poésie - Grands interprètes - Georges Brassens

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Poésie - Grands interprètes - Georges Brassens

Message  Ulysse92 le Sam 8 Jan 2011 - 19:09


pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig

Paul Fort  par Georges Brassens

pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig  pig


L'ENTERREMENT DE VERLAINE
Poème de Paul Fort

Le revois-tu mon âme, ce Boule Miche d'autrefois
Et dont le plus beau jour fut un jour de beau froid:
Dieu: s'ouvrit-il jamais une voie aussi pure
Au convoi d'un grand mort suivi de miniatures?

Tous les grognards - petits - de Verlaine étaient là,
Toussotant, Frissonnant, Glissant sur le verglas,
Mais qui suivaient ce mort et la désespérance,
Morte enfin, du Premier Rossignol de la France

Ou plutôt du second (François de Montcorbier,
Voici belle lurette en fut le vrai premier)
N'importe! Lélian, je vous suivrai toujours!
Premier? Second? vous seul. En ce plus froid des jours.

N'importe! Je suivrai toujours, l'âme enivrée
Ah! Folle d'une espérance désespérée
Montesquiou-Fezensac et Bibi-la-Purée
Vos deux gardes du corps, - entre tous moi dernier.




L'enterrement de Verlaine


Georges Brassens & Nana Mouskouri - Duo - Le Petit Cheval Blanc 1972.


La marine


Cliquez ici => Comparaison poème et chanson


Dernière édition par Ulysse92 le Mar 7 Oct 2014 - 16:30, édité 3 fois
avatar
Ulysse92
Admin

Messages : 3162
Date d'inscription : 30/12/2010
Localisation : Dans les étoiles

http://jardindesprit.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Poésie - Grands interprètes - Georges Brassens

Message  Ulysse92 le Sam 8 Jan 2011 - 19:09


VILLON

queen queen queen queen queen queen queen queen queen queen queen queen queen

La ballade des dames du temps jadis

queen queen queen queen queen queen queen queen queen queen queen queen queen

Dites-moi où, n'en quel pays,
Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, ne Thaïs,
Qui fut sa cousine germaine,
Echo, parlant quant bruit on mène
Dessus rivière ou sur étang,
Qui beauté eut trop plus qu'humaine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

Où est la très sage Héloïs,
Pour qui fut châtré et puis moine
Pierre Esbaillart à Saint-Denis ?
Pour son amour eut cette essoine.
Semblablement, où est la roine
Qui commanda que Buridan
Fût jeté en un sac en Seine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

La roine Blanche comme un lis
Qui chantait à voix de sirène,
Berthe au grand pied, Bietrix, Aliz,
Haramburgis qui tint le Maine,
Et Jeanne, la bonne Lorraine
Qu'Anglais brûlèrent à Rouen ;
Où sont-ils, où, Vierge souvraine ?
Mais où sont les neiges d'antan ?

Prince, n'enquerrez de semaine
Où elles sont, ni de cet an,
Que ce refrain ne vous remaine :
Mais où sont les neiges d'antan ?





What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face

La ballade des pendus

What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face What a Face

Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !




avatar
Ulysse92
Admin

Messages : 3162
Date d'inscription : 30/12/2010
Localisation : Dans les étoiles

http://jardindesprit.forumgratuit.org

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum