sculpture à la tronçonneuse pour un mobilier de curiosité

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sculpture à la tronçonneuse pour un mobilier de curiosité

Message  Ulysse92 le Lun 26 Jan 2015 - 11:37

Voilà l'oeuvre d'un ami...

En voyant un bel arbre arraché à cause de la ligne LGV son désir de créer a été le plus fort...

Comment mettre en valeur ce chef d'oeuvre en péril? sa tronçonneuse experte a parlé!

La vie y est maintenant vigée protégée par de la cire, de la résine, du xylophène, une boite à fourmi pour éliminer les dernières habitantes.
Enfin un artisan verrier a couvert l'édifice pour le plaisir de nos yeux. Une petite lampe à LED en éclaire au besoin l'intérieur une fois le soir venu.




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Re: sculpture à la tronçonneuse pour un mobilier de curiosité

Message  Nemo le Lun 26 Jan 2015 - 22:54

C'est vraiment étonnant Ulysse!

Te souviens-tu qu'Homère raconte que le lit d'Ulysse avait un de ses pieds qui était un olivier vivant. Aussi quand Pénélope, qui n'est pas sûre de reconnaître Ulysse qui a vieilli, demande à ses servantes d'amener ici le lit nuptial, Ulysse dit que c'est impossible pour cette raison. Pénélope est donc aussi rusée qu'Ulysse...

Ce type de lit confèrerait à la descendance d'Ulysse la légitimité de régner sur l'île, la sève de l'olivier donc de l'île coulant par cet artifice dans la semence répandue dans le lit nuptial.

Voilà bien un truc du genre à plaire à notre ami royaliste....


Homère a écrit:
- Malheureuse ! Parmi toutes les autres femmes, les Dieux qui ont des demeures Olympiennes t'ont donné un coeur dur. Aucune autre femme ne resterait aussi longtemps loin d'un mari qui, après avoir tant souffert, revient, dans la vingtième année, sur la terre de la patrie. Allons, nourrice, étends mon lit, afin que je dorme, car, assurément, cette femme a un coeur de fer dans sa poitrine !

Et la prudente Pènélopéia lui répondit :

- Malheureux ! je ne te glorifie ni ne te méprise mais je ne te reconnais point encore, me souvenant trop de ce que tu étais quand tu partis d'Ithakè sur ta nef aux longs avirons. Va, Eurykléia, étends, hors de la chambre nuptiale, le lit compact qu'Odysseus a construit lui-même, et jette sur le lit dressé des tapis, des peaux et des couvertures splendides.

Elle parla ainsi, éprouvant son mari ; mais Odysseus, irrité, dit à sa femme douée de prudence :

- O femme ! quelle triste parole as-tu dite ? Qui donc a transporté mon lit ? Aucun homme vivant, même plein de jeunesse, n'a pu, à moins qu'un Dieu lui soit venu en aide, le transporter, et même le mouvoir aisément. Et le travail de ce lit est un signe certain, car je l'ai fait moi-même, sans aucun autre. Il y avait, dans l'enclos de la cour, un olivier au large feuillage, verdoyant et plus épais qu'une colonne. Tout autour, je bâtis ma chambre nuptiale avec de lourdes pierres ; je mis un toit par-dessus, et je la fermai de portes solides et compactes. Puis je coupai les rameaux feuillus et pendants de l'olivier, et je tranchai au-dessus des racines le tronc de l'olivier, et je le polis soigneusement avec l'airain, et m'aidant du cordeau. Et l'ayant troué avec une tarière, j'en fis la base du lit que je construisis au-dessus et que j'ornai d'or, d'argent et d'ivoire, et je tendis au fond la peau pourprée et splendide d'un boeuf. Je te donne ce signe certain ; mais je ne sais, ô femme, si mon lit est toujours au même endroit, ou si quelqu'un l'a transporté, après avoir tranché le tronc de l'olivier, au-dessus des racines.

Il parla ainsi, et le cher coeur et les genoux de Pènélopéia défaillirent tandis qu'elle reconnaissait les signes certains que lui révélait Odysseus. Et elle pleura quand il eut décrit les choses comme elles étaient ; et jetant ses bras au cou d'Odysseus, elle baisa sa tête et lui dit :

- Ne t'irrite point contre moi, Odysseus, toi, le plus prudent des hommes ! Les Dieux nous ont accablés de maux ; ils nous ont envié la joie de jouir ensemble de notre jeunesse et de parvenir ensemble au seuil de la vieillesse. Mais ne t'irrite point contre moi et ne me blâme point de ce que, dès que je t'ai vu, je ne t'ai point embrassé. Mon âme, dans ma chère poitrine, tremblait qu'un homme, venu ici, me trompât par ses paroles ; car beaucoup méditent des ruses mauvaises. L'Argienne Hélénè, fille de Zeus, ne se fût point unie d'amour à un Etranger, si elle eût su que les braves fils des Akhaiens dussent un jour la ramener en sa demeure, dans la chère terre de la patrie. Mais un Dieu la poussa à cette action honteuse, et elle ne chassa point de son coeur cette pensée funeste et terrible qui a été la première cause de son malheur et du nôtre. Maintenant tu m'as révélé les signes certains de notre lit, qu'aucun homme n'a jamais vu. Nous seuls l'avons vu, toi, moi et ma servante Aktoris que me donna mon père quand je vins ici et qui gardait les portes de notre chambre nuptiale. Enfin, tu as persuadé mon coeur, bien qu'il fût plein de méfiance.

Elle parla ainsi, et le désir de pleurer saisit Odysseus, et il pleurait en serrant dans ses bras sa chère femme si prudente.
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